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La Peira Matissat en tête du palmarès des meilleurs vins rouges de France 2014

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Lafont Presse 100 meilleurs vins de France

C’est ce que révèle le Classement des Meilleurs Vins de France 2014, publié aux éditions Lafont Presse, où La Pèira Matissat 2010 est également classé meilleur vin du Languedoc-Roussillon, au sein d’une sélection d’une centaine de crus de l’Hérault, parmi lesquels figurent les domaines de la Grange des Pères, de Peyre Rose, du Mas Jullien et de Gauby.

Issu de 100% Mourvèdre, La Pèira Matissat s’est vu attribuer la note parfaite de 100 points, plaçant La Pèira parmi les figures de proue du monde du vin : Château Pichon-Longueville Comtesse (Pauillac), Château Montrose (Saint-Estèphe), Château Léoville-Barton (Saint-Julien), Château Pape-Clément, Château de Beaucastel (Châteauneuf-du-Pape), Guigal (La Landonne), et Chapoutier (Côte-Rôtie, Hermitage, and Châteauneuf-du-Pape).

Commentant le domaine, Bertrand ROUGIER, rédacteur en chef chez Robert Lafont, s’exprime ainsi dans le magazine Art de Vivre :

« Ayant vu le jour seulement en 2004, La Pèira en Damaisèla fait partie des propriétés du Languedoc-Roussillon qui, en une poignée d’années seulement, ont contribué à complètement modifier le paysage et l’horizon de leur appellation, en se plaçant sur le plan qualitatif au niveau, voire au-dessus, des 1er crus classés du bordelais et des Grands Crus bourguignons. »

La Peira 2010 Terrasses du Larzac

La Pèira 2010

Guide Lafont Notes de Dégustations

La Pèira 2010 (98/100)
« Un vin grandiose au point que la fin de sa dégustation rend toujours son dégustateur un peu triste. » (lien)

Las Flors de la Pèira 2010 (94/100)
« Un vin si bon qu’il pourrait en devenir dangereux. » (lien)

Obriers de la Pèira 2011 (90/100)  (lien)

Matissat 2010 (100/100)
« légendaire » (lien)

Matissat 2010 Terrasses du Larzac

Matissat 2010 Terrasses du Larzact: Meilleur vin rouge de France

S’il n’est pas le domaine le plus célèbre de la région, La Peira s’est d’ores et déjà attiré un florilège de superlatifs – comme en témoignent par leurs éloges les critiques cités ci-dessous.

« Pour de nombreux observateurs, il s’agit du domaine le plus excitant du Languedoc. »
Robert Parker (lien)

«  Que l’on ne s’y trompe pas, ce vin, comme le domaine dont il est issu, occupent une place résolument à part. »
Jancis Robinson MW (lien)

« Capable de rivaliser avec les meilleurs vins de Bordeaux et du Rhône. » « La preuve de sa grandeur c’est qu’il m’a obligé à repenser mon panthéon personnel »
Andrew Jefford – Decanter (lien)

« Le meilleur producteur du Languedoc Roussillon. »
Jeb Dunnuck – Wine Advocate (lien)

« Des vins pouvant soutenir la comparaison avec les icônes mondiales parmi les grands vins. »
David Schildknecht – Wine Advocate (lien)

« La cuvée phare de cette nouvelle exploitation est tout droit destinée à devenir le nouveau vin culte du monde. »
Gary Vaynerchuk – Wine Library (lien)

« Stupéfiant par sa texture et sa profondeur de goût, ce vin me rappela par moments le Château La Mission Haut-Brion 1989, le Fattoria Galardi Terre di Lavoro 2004 et le Henri Bonneau Reserve des Célestins 1990. »
Jay McInerney – Wall Street Journal (lien)

Le Classement des Meilleurs Vins de France 2014  PDF [Lafont Presse] lien ici.

TERRASSES DU LARZAC Appellation de l’année 2011 de Bettane & Desseauve

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Les Terrasses du Larzac: Appellation de l’année 2011 de BETTANE & DESSEAUVE  (©V. Bedos-St Jean de Fos)

Michel Bettane et Thierry Desseauve ont élu les Terrasses du Larzac  « Appellation de l’année » en 2011

Les célèbres critiques Michel Bettane et Thierry Desseauve ont élu les « Terrasses du Larzac »  « Appellation de l’année » en 2011.

« Un travail de 30 ans. La dénomination Terrasses du Larzac est née de l’imagination des ‘professionnels de la profession’, lorsqu’ils décidèrent de distinguer certains terroirs méritants de l’immense AOC Coteaux du Languedoc.

Ce type de décision est souvent plus dicté par des impératifs politiques que par une réelle évidence qualitative. Rien de tout cela ici: cette zone géologique de fracture entre le Causse du Larzac et la mer Méditerranée, située, au nord du département de l’Hérault, possède un potentiel incroyable, illustré d’ailleurs dès la fin des années 1970 par un vin qui n’a jamais sollicité l’AOC, le fameux Daumas Gassac. Aujourd’hui rejoint par d’autres vins cultes, en appellation comme en vin de pays, ce secteur mériterait très largement un statut à part.

Un terroir, un vrai. »

Articles d’Andrew Jefford sur les « Terrasses du Larzac », publiés en 2008 et 2009

Andrew Jefford  a été dans les années 2008 et 2009 le premier critique de vin à reconnaître  les Terrasses du Larzac comme une appellation de premier choix dans le sud de la France. Il prenait ainsi une position déterminée face à quelques sceptiques et il présentait même des vins particulièrement  intéressants de cette région.

Andrew Jefford – The Financial Times  8 août 2009
« Je pense que la réponse se trouve dans le sol »

« Le nom à retenir est Terrasses du Larzac. Le Larzac est un haut plateau calcaire où vivent les brebis dont le lait caillé est transformé dans des caves humides en un Roquefort au goût salé et délicieusement parfumé. Les vignobles de ce terroir particulier, englobé dans la vaste appellation Coteaux du Languedoc, se situent sur les pentes et les terrasses du versant sud de ce haut plateau. Quand on se passionne pour la géologie des vignobles et son influence sur le vin, on fera ici de belles découvertes dans les années à venir. » (lien)

Andrew Jefford – Decanter Magazine 2009
« Sachez apprécier le Languedoc tant que vous le pouvez »

« Où trouve-t-on le plus beau terroir du Languedoc ? J’adorais les sauvages Corbières, la somptueuse appellation La Clape, le Pic Saint Loup plein d’arômes (qui produit de splendides Syrah), la solide appellation Saint Chinian et le Faugères, très minéral. Les cailloutis et la chaleur de Pézenas enchantent depuis longtemps les vins du Prieuré Saint Jean de Bébian et commencent maintenant à inspirer de la même manière Mas Belles Eaux d’Axa.  J’ai cependant une théorie que j’aurai le plaisir de mettre à l’épreuve pour le restant  de ma vie. Cette théorie est que les Terrasses du Larzac est le terroir le plus exceptionnel du Languedoc. » (lien)

Andrew Jefford – http://andrewjefford.com – 2008
« Sols rocailleux et jus de roche »

http://andrewjefford.com

« Depuis Pézenas, j’ai fait un tour aux Terrasses du Larzac. Où se situe le plus grand terroir du Languedoc ? On peut penser à Faugères, à Pic Saint Loup, à certaines parties de Saint Chinian, au Minervois, à La Livinière, peut-être à La Clape, mais après mon voyage je peux vous affirmer une chose : si vous aviez envie de me faire un chèque d’un million d’euros et de me charger de trouver quelque part un endroit pour faire du grand vin rouge, je regarderais de très près les Terrasses du Larzac. » (lien)

La Pèira et La Muntada du Domaine Gauby en tête du classement des meilleurs vins du Languedoc-Roussillon dans le « Rhone Report » de Jeb Dunnuck

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« The Rhone Report »  de Jeb Dunnuck sur La Pèira

La Pèira 2007 arrive en tête des vins rouges du Languedoc-Roussillon – au même niveau que La Muntada 2007 du Domaine Gauby – face à des concurrents réputés comme Grange des Pères, Clos Marie, Mas Jullien, Montcalmès, Clos des Truffiers, l’Oustal Blanc, etc.

Le « Rhone Report » numéro 7 sur La Pèira :

« Ce domaine continue à produire des vins de classe internationale qui ne se distinguent pas seulement par beaucoup de caractère inimitable, mais également par une élégance et un raffinement que l’on ne rencontre pas souvent, où que ce soit. »

« De loin un des meilleurs vins de la région (et j’inclus volontiers toute la partie sud du Rhône dans cette comparaison). »

La Pèira 2007 et La Muntada 2007 du Domaine Gauby: en tête du classement des meilleurs vins du Languedoc-Roussillon dans le « Rhone Report »


« Ce domaine situé dans le nord de l’Hérault, à une bonne quarantaine de kilomètres de la Méditerranée et au sud du Massif Central, dans le village de Saint-Saturnin-de-Lucian, continue à produire des vins de classe internationale qui ne se distinguent pas seulement par beaucoup de caractère inimitable, mais également par une élégance et un raffinement que l’on ne rencontre pas souvent, où que ce soit. Cette région bénéficie en même temps de saisons d’été particulièrement chaudes et prolongées et d’hivers plutôt froids, mais aussi de très importantes variations thermiques journalières à cause de son éloignement de la mer. »


La Pèira Terrasses du Larzac La Pèira 2007                                       98

La Pèira Terrasses du Larzac Las Flors de La Pèira  2007                  93
La Pèira Terrasses du Larzac Obriers  de La Pèira     2008                91

2007 La Pèira Coteaux du Languedoc Les Terrasses du Larzac (France, Languedoc Roussillon, Languedoc, Terrasses du Larzac)

« Absolument fascinant, à la limite de la perfection, le millésime 2007 de La Pèira – Coteaux du Languedoc  – Terrasses du Larzac est la cuvée de prestige du domaine, un assemblage de 68% de Syrah et de 32% de Grenache du lieu-dit Bois de Pauliau, vieilli 18 mois en fut de chêne. D’une couleur rouge vif, il développe au nez des arômes d’une délicate crème de cassis et de mûres, de viande fumée, d’épices exotiques, de violettes et de bois parfaitement intégré. A un bon niveau de maturité et atteignant une grande subtilité, le vin présente une incroyable pureté, précision et fraîcheur sans le moindre soupçon de chaleur, de sur-maturité ou de lourdeur. Avec beaucoup de corps et une texture riche, la même légèreté et élégance prometteuse au nez, ce vin présente un équilibre parfait, un milieu de bouche profond et concentré, un fruit parfaitement mûr et une fin de bouche d’une grande puissance, accompagnée d’une abondance de tannins extrêmement fins. Peu de vins réussissent un tel mélange de maturité, d’élégance et d’équilibre et celui-ci y réussit avec beaucoup de classe! Je ne doute pas que ce vin vieillira de manière harmonieuse, mais étant donné son équilibre parfait et son élégance, vous ne risquez rien à le boire jeune. De loin un des meilleurs vins de la région (et j’inclus volontiers toute la région sud du Rhône dans cette comparaison). A à ne pas rater! » (98 points)

2007 La Pèira Coteaux du Languedoc Les Terrasses du Larzac Las Flors (France, Languedoc Roussillon, Languedoc, Terrasses du Larzac)

« Las Flors 2007, plus riche et plus puissant que la cuvée de prestige est un assemblage de 37% de Syrah, 47% de Grenache et 16% de Mourvèdre, vieilli en fût de chêne pendant 18 mois. Il arbore une robe opaque, couleur d’encre, qui enveloppe une énorme charge d’arômes de pruneaux et de cassis, de réglisse, de café grillé et de terre chaude. Au fil des heures, ce vin embellit avec l’apparition de pointes de garrigue et d’épices qui lui apportent une fraîcheur et une complexité sans lesquelles il resterait très dense et impénétrable. Avec beaucoup de corps en milieu de bouche et magnifiquement assemblé, une texture raffinée qui imprègne la bouche, un solide équilibre et une fin de bouche tannique aux accents de chocolat, ce vin se révèle en fait moins facilement que La Pèira 2007 et gagnerait à passer en cave. Je pense que 3 à 5 ans en bouteille lui feraient du bien et qu’ensuite il sera excellent à boire pendant une dizaine d’années. Je l’aurais peut-être encore aimé davantage si je ne l’avais pas goûté immédiatement après La Pèira 2007. » (93 points)

2008 La Pèira Coteaux du Languedoc Les Terrasses du Larzac Les Obriers de La Pèira (France, Languedoc Roussillon, Languedoc, Coteaux du Languedoc Les Terrasses du Larzac)

« Soyeux et parfumé, avec une élégance discrète, comparable à une Syrah du nord du Rhône, Les Obriers de La Pèira 2008 est un assemblage de 59% de Cinsault et de 41% de Carignan qui provient du sol chargé de cailloux et de pierres calcaires du lieu-dit Belle-Feuille. Il présente des arômes envoutants de fleurs coupées, de terre humide et des notes minérales soutenues par des arômes de framboises fraîches et de fruits à noyaux. On retrouve ces arômes en bouche avec un corps moyen, une structure pleine de vitalité et une magnifique harmonie entre acidité, tannin et fruit, ainsi qu’une fin de bouche propre et parfaite. Au lieu d’en mettre plein la vue, il brille par son équilibre, sa pureté et sa vitalité. Je le boirais dans les 2 à 4 ans, mais il pourrait nous réserver des surprises et bien vieillir. Le temps le dira. » (91 points.)

 « Rhone Report » No. 7 :

Philippe Cambie, Michel Tardieu, Vincent Maurel, avec Jeb Dunnuck à l’Hospice du Rhône

Le « Rhone Report » de Jeb Dunnuck est une newsletter trimestrielle, consacrée aux vins du Rhône et aux autres vins dans le monde, produits à partir des mêmes cépages traditionnels de cette région. Le numéro 7 était consacré au Languedoc-Roussillon, au Rhône sud et à la Provence, au Rhône nord, à l’Espagne et aux Châteauneuf-du-Pape 1998 et 2001.

(suite…)

Andrew Jefford sur les Terrasses du Larzac: « Le Plus Grand Terroir du Languedoc »

La Pèira Terrasses du Larzac Les Vendanges 2010 (©V. Bedos-St Jean de Fos)

SOLS ROCAILLEUX ET JUS DE ROCHE

Traduit de l’anglais du texte original d’Andrew Jefford, le célèbre critique de vin au Decanter, The World of Fine Wine, the Financial Times et d’autres encore. Extrait de l’article [09/30/2008] 

*** © Andrew Jefford: http://www.andrewjefford.com/ ***
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J’ai quitté Pézenas pour examiner de plus près les Terrasses du Larzac. Où se trouve le plus grand terroir du Languedoc ? Vous pouvez plaider pour Faugères, Pic St.Loup, certaines parties de St-Chinian, Le Minervois, La Livinière, peut-être La Clape, mais après mon voyage, je dois dire que si vous devez me faire un chèque d’un million de dollars et me dire d’aller trouver un endroit pour faire du grand vin rouge, de tous les lieux, j’accorderais la plus grande attention aux Terrasses du Larzac.

(A propos, je ne voudrais pas vexer la Catalogne française en l’incluant dans le « Languedoc » comme le fait maintenant, pour notre inconfort, la législation française du vin. Pour moi, Roussillon est définitivement une autre région).

Les Terrasses du Larzac sont un terrain de jeu minéral comprenant au moins cinq terroirs internes. Après mon voyage, j’en sais un petit peu plus qu’auparavant mais c’est merveilleusement complexe et il y a beaucoup plus à apprendre. Mas Jullien, Grange des Pères et Mas de Daumas Gassac ont contribué jusqu’à présent, à des degrés divers, à la réputation du terroir mais il y a d’autres qui arrivent, plus remarquablement, La Pèira en Damasèla ( qui, comme le Mas Julien, se trouve près de Jonquières ).

La Pèira: Terrasses du Larzac

C’est le domaine auquel je me réferre dans mon dernier blog. Leurs vins sont les vins inconnus au sujet desquels je vais écrire dans ma chronique « Une Bouteille » pour The World Of Fine Wine, n° 21. J’essaie d’éviter les superlatifs tonitruants qui peuvent dévaluer les critiques de vin mais les efforts fournis par l’équipe de La Pèira dans les millésimes 2005, 2006 et 2007, envoyés en dégustatation au Royaume uni, m’ont littéralement « soufflé ». En effet, ils m’ont impressionné tout le long jusqu’au vignoble et jusqu’au chai flambant neuf et nickel. Là, j’ai rencontré le vigneron Jérémie Depierre qui a travaillé dans toute la France et qui a évidemment beaucoup appris en chemin et Rob Dougan dont c’est le projet et l’initiative ( avec sa partenaire, Karine qui a grandi à Montpellier ). R. & K. vivent au Royaume Uni mais font l’aller-retour, style EasyJet, pour réaliser ce projet avec le concours du talentueux Jérémie.

En fait, j’étais plutôt nerveux à  propos de cette visite puisque j’avais tellement aimé ces vins que je pensais que ( attendez-vous à un autre cliché militaire ) j’étais allé trop loin pour cette pièce WOFW. Nous avons à nouveau goûté les différents éléments de cet assemblage 07. Phew ! Non, je ne l’ai pas fait. Extraordinaire – et c’est le dernier superlatif tonitruant du jour. Je ne suis pas sûr d’avoir déjà goûté meilleur Mourvèdre, certainement pas depuis mon dernier passage à Bandol.

Rob a l’air très cool et séduisant sur tous ses sites Internet mais il avait l’air plutôt débraillé et poète maudit quand nous nous sommes rencontrés.

Robert Dougan, Jérémie Depierre, et Karine Ahton de La Pèira

Quand je lui ai demandé d’où venait l’argent pour faire ces vins merveilleux et construire le chai, il m’a montré les trous dans ses chaussures. Jérémie m’a confirmé toutefois que Rob est un jusqu’au-boutiste. Sa recommandation : ce que Jérémie faisait lui importait peu aussi longtemps qu’aucun compromis n’entrait en jeu. Des petites récoltes (7-26 hl/ha ), tri, vinification très lente, non-interventionniste : cela a marché. Mais cela n’aurait pas marché aussi bien s’il n’y avait pas en premier lieu, un grand terroir.

Recherchez ces vins éblouissants en temps utile chez Berry Bros au Royaume Uni et chez les cavistes fournis par Eric Solomon aux E.U. Robert Parker vient juste de consacrer au millésime 06 du troisième vin ( Les Obriers ), une bonne critique et une note de 93 points et j’attends avec impatience ce qu’en pense à son tour, David Schildnecht.

Il y avait d’autres choses très surprenantes aux jolies Terrasses du larzac. Le vignoble de La Pèira est situé sur un banc de terre plate, jonchée de cailloux mais quand vous parvenez dans le secteur de St Jean de la Blaquière, vous arrivez sur des collines de pierres presque terrifiantes. Les rudes vignobles de schist du bien nommé Domaine de la Sauvageonne, dynamités pour permettre leur existence, donnent un air apprivoisé à certaines parties du Douro tandis que des parties du domaine de Joël Foucou tout près, Le Plan de L’Om, se trouvent sur une étonnante roche rouge d’origine volcanique localement appelée, ruffes ( le reste est sur du schist ).

Jeunes vignes de Mourvèdre à La Peira (© V. Bedos-St Jean de Fos)

Les vins vinifiés par Gavin Crisfield à La Sauvageonne avaient un goût aussi minéral qu’avait l’air le vignoble (bien qu’aucun d’entre eux, même pas la cuvée appelée Les ruffes, est mono-terroir ). J’ai aimé la pureté de Pica Broca 2005 et le Puech de Glen 2005.

Le Cinsault est parfois appelé « Le Pinot du Languedoc » et une gorgée de Plan de L’Om Paysage 2006 ( 85 % duquel est Cinsault centenaire ) en apporta délicieusement la preuve. L’Oeillade, également, est une sorte de liqueur de la garrigue. ( Berry Bros aussi en a eu vent même si je ne peux en trouver actuellement sur leur site ).

A St Jean de Fos, Laurent et Geneviève Vidal à Mas Conscience ont aussi bien des cailloux provenant de rivières que de débris de roche calcaire dans différents vignobles : les vins tels que L’As et le Carignan pur Le Cas sont dotés d’une douceur et d’une souplesse plus grandes mais n’ont pas moins de caractère régional qu’ à Jonquières et St Jean de la Blaquière. ( Encore Berry Bros ! Simon Field a joué au fin limier ).

J’ai dîné avec l’éloquent Vincent Goumard qui a succédé au père d’Olivier Jullien, Jean-Pierre, au Mas Cal Demoura et bu le millésime 2004; également avec le médecin et écrivain Jean-Louis Sagne de Causse d’Aboras. Leurs vins étaient en fait des choix parfaits pour le dîner puisque les produits des deux domaines se distinguent par la finesse, l’élégance et l’équilibre dans le contexte du Languedoc. La plus grande cuvée Causse d’Arboras se nomme ‘ Les trois J ‘ : le millésime 2003 avait un début merveilleusement chaleureux et onctueux ( ces vignobles sont ceux qui sont situés le plus haut sur Les Terrasse du Larzac et résistent donc bien à la Grosse Chaleur ) et le millésime 2004 est bien réalisé et très gouleyant également, presque comme l’équivalent languedocien d’un Bordeaux bien fait et plein de maturité. Mon choix des vins de Mas Cal Demoura se porta sur le Feu Sacré, 2006, un Grenache presque pure vieille-vigne qui parvint à être simultanément suave, musculaire et minéral. —

PDF: Sols Rocailleux et Jus de Roche par Andrew Jefford (traduction)

Le Nouveau Visage du Vignoble Français – Andrew Jefford (HACHETTE)

« un livre passionnant » Thierry Desseauve

« Amateur très éclairé … Superbe. » Alain Sarraute, Le Figaro

« Exceptional … a must buy and read. » « My book of the year for 2003 has to be Andrew Jefford’s New France – a brilliant effort » Robert Parker

« the best book around on the contemporary French wine business » Eric Asimov, The New York Times

La Pèira, Grange des Pères, et Domaine Gauby « Muntada » dans le Wall Street Journal: Dégustation Languedoc-­Roussillon

Wall Street Journal – Dégustation Languedoc-Roussillon – Jay McInerney

L’appellation Terrasses du Larzac (©V. Bedos-St Jean de Fos)

(Traduction – l’article en anglais ici – PDF de la traduction: Dégustation Languedoc-Roussillon)

Dégustation Languedoc-Roussillon

Par Jay McInerney ( Wall Street Journal 18 septembre, 2010)

Le Languedoc-Roussillon  est  une  région vaste et hétérogène sur le plan géologique (la preuve, ce nom composé), un croissant s’étendant le long de la Méditerranée, des Pyrénées aux Costières de Nîmes, produisant un océan de vin dont la plupart n’est  pas vraiment intéressant.

Mais je me suis souvenu à nouveau hier soir de l’énorme potentiel de cette région (ou pour être plus précis, de ces deux régions) quand j’ai ouvert une bouteille de 2007 La Pèira Terrasses du Larzac une semaine après m’être délecté d’une bouteille de Domaine Gauby Côtes du Roussillon « La Muntada ».

Gérard  Gauby est un des pionniers de la région qui fait de la culture biodynamique et crée des vins à partir des vignes très anciennes qui combinent  puissance et  finesse. La Muntada êtait un vin extraordinairement riche et complexe qui avait beaucoup de personnalité et de caractère sans jamais être excessif malgré  sa densité et sa puissance. (Je n’avais pas pris de notes, il y avait des nuits comme cela.)

La Pèira en Damaisèla est un nouveau domaine appartenant, selon l’estimable David  Schildknecht sur eRobertparker.com, au compositeur Robert Dugan, basé à Londres. Malgré les différentes (ou mauvaises) orthographes, je me demande s’il s’agit de la même personne que Robert Dougan, le compositeur du succès « Clubbed to death ». La musique a eu un succès phénoménalen à sa sortie en 95 et plus tard dans un remix appelé Kurayamino Mix, sur la bande sonore du “Matrix”.

Si c’est lui, Mr. D. est réellement un gars aux multiples  talents bien que personne en réalité n’a suggéré qu’il a fait le vin lui-­même, Claude Gros et Jérémie Depierre étant connus comme les créateurs. Mais en plus des grandes oreilles, le gars a apparemment un grand nez pour le terroir.

En tout cas, le millésime 2007 qui était un millésime si sensationnel dans le sud de la France, est un des vins les plus voluptueux et excitants que j’ai goûtés cette année. Il est extrêmement mûr, riche et visqueux, avec ces notes chaleureuses de Grenache de climat chaud mais sans être cuit et sans goût prononcé de raisin, la douceur du Grenache étant équilibrée par des notes intenses de chocolat noir et de notes basses de terre.

La texture et la puissance de l’arôme sont incroyables. La Pèira 2007, me rappelle, à des moments différents, ‘89 La Mission [Haut-­Brion], ‘04 [Galardi] Terre di Lavoro et ‘90 [Henri] Bonneau [Réserve  des] Célestins (J’ai eu ma bouteille de Sokolin et ensuite, assez curieusement une offre pour le vin quelques jours après, de Premier Cru).

Et juste pour terminer mon mini tour de cette vaste région, j’ai pu goûter le Grange des Pères 2005, un magnum, l’autre nuit au Terroir. Daniel Johnnes avait convié à une dégustation de son nouveau portfolio de Bordeaux qui est formidable et à un prix raisonnable bien qu’il semblât un peu étrange de boire du Bordeaux dans cette drôle de Mecque avec comme président, le grand Paul Grieco lui-­même, le roi du Riesling.

Moins bizarre ans ce contexte était le Grange des Pères que Daniel avait apporté avec lui. Grange des Pères était un des premiers de la nouvelle vague, premium Languedocs, et les récents millésimes semblent bien se maintenir tandis que d’après mon expérience la plus recénte, le vin a été crée pour se bonifier avec l’age.

Le ’05’ était très gouleyant – un grand vin du sud bien charpenté avec des notes épicées et au goût de gibier. GDP est un assemblage de Syrah, Cabernet et Mourvèdre, mais dans ce millésime, durant cette nuit particulièrement, le Mourvèdre était dominant.

Ces temps-­ci, le Languedoc et le Roussillon sont en train de découvrir, de plus en plus, leurs propres identités et sans aucun doute, d’autres appellations seront forgées dans les deux régions. De tels vins ne peuvent que mettre en valeur le profil de chacune des deux régions.

La Première Dégustation Verticale de La Pèira à Berry Bros. & Rudd

– Fondé en 1698 –

La Pèira en Damaisèla

A propos de la première dégustation verticale de La Pèira à Berry Bros. & Rudd

Quand le journaliste Andrew Jefford nous a écrit pour nous recommander un bon vin qui lui a été envoyé, décrit par la suite comme le meilleur vin du Languedoc qu’il ait jamais goûté, nous étions heureux de commencer notre histoire avec La Pèira qui est maintenant reconnu comme un des plus grands vins de France. Les propriétaires Rob Dougan et Karine Ahton identifièrent les Terrasses du Larzac comme le meilleur terroir dans le sud de la France et – travaillant avec le talentueux oenologiste Claude Gros et le vigneron bordelais Jérémie Depierre – se lancèrent dans la fabrication de leur premier vin.

La nature et l’étendue de leur succès éclateront à cette dégustation de vins mémorable. Le vigneron Jérémie sera accompagné du non-conformiste Rob Dougan dont les réalisations diverses avant qu’il n’attrape le virus du vin, incluent la composition musicale du film Le Matrix. Ce sont deux personnalités très divertissantes unies par l’amour de leur produit, ce qui promet une dégustation fort agréable et instructive.

Simon Field MW Berry Bros & Rudd 2010

Vins

Apéritif: Champagne Pierre Peters, Cuvée de Réserve, Grand Cru

Vin 1:     2008 Obriers de La Pèira, Terrasses du Larzac
Vin 2:     2007 Obriers de La Pèira, Terrasses du Larzac
Vin 3:     2008 Las Flors de La Pèira, Terrasses du Larzac
Vin 4:     2007 Las Flors de La Pèira, Terrasses du Larzac
Vin 5:     2008 La Pèira, Terrasses du Larzac
Vin 6:     2007 La Pèira, Terrasses du Larzac
Vin 7:     2006 La Pèira, Terrasses du Larzac
Vin 8:     2005 La Pèira, Terrasses du Larzac
Vin 9:     2008 Deusyls de la Pèira, Vin de pays de l’Hérault
Vin 10:   2006 Deusyls de la Pèira, Vin de pays de l’Hérault

Fromages

Ossau-Iraty, Beaufort, Chartreux

Canapés

Biscuits salés du Limousin
Pissaladière aux tomates confites et tapenade
Moules gratinées
Confit d’agneau aux champignons de Saint-Georges
Tartelettes de Cassoulet avec de la saucisse de Morteau et du jambon

PDF: La primière dégustation verticale de La Pèira à Berry Bros. & Rudd

Adresse: Berry Bros. & Rudd,  3 St James Street, St James,  Londres, SW1A 1EG –  Pickering Cellar  Date: Mercredi 8 juin 2011 6:30pm: Lien.  lire plus…

La Peira: David Schildknecht’s Wine Advocate Reviews 2005-2007

David Schildknecht’s Wine Advocate reviews 2005-2007

 

Extrait d’un articles

« Des vins des meilleures propriétés du Languedoc comme Clos Marie, Mas Jullien ou La Pèira en Damaisèla sont aussi délicieux qu’une poignée de grands crus produits en France»
(Wine Advocate Numero #195, Juin 2011) »
La Pèira: Les revues 2008-2009-2010
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« Des vins qui ne craignent la comparaison avec aucun des vins icônes du monde »

« Parmi les très très grands vins du Languedoc »
Wine Advocate  #183, Juin 2009

Sur le Cinsault et le Carignan:

« Des autorités de règlementation ou des producteurs qui auraient des doutes sur le potentiel qualitatif de ces cépages, devraient jeter un coup d’oeil sur les résultats que l’on en obtient au Domaine d’Aupilhac, à Mas Conscience, L’Oustal Blanc, La Pèira en Damaisèla et chez d’autres mis à l’honneur dans cet article. » – Wine Advocate  #183, Juin 2009

Chai: La Pèira Terrasses du Larzac (©V. Bedos-St Jean de Fos)

2007

La Pèira Terrasses du Larzac 2007 (95-96)

Issu de 68% de Syrah et de petites quantités de Grenache et de Mourvèdre, ce séduisant Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac 2007 associe des arômes de violettes et de truffes blanches aux arômes de lys présents dans Las Flors. Le fruit devient profond – cassis, mûre et prune violette – précédant une bouche épaisse, raffinée et somptueuse. On distingue également un potentiel d’énergie qui apporte de la légèreté en finale, excluant ainsi la moindre impression de sur-maturité. Il n’y a même pas un soupçon de chaleur dans cette finale d’une richesse étonnante et d’une longueur de grande pureté, avec des notes florales en arrière-plan qui s’associent en un point d’orgue brillant, doux-amer et complexe.

Je parie que ce vin établira une nouvelle échelle de valeurs pour la décennie à venir et qu’il entrera dans le cercle fermé – mais rapidement grandissant – de l’élite des vins du Languedoc qui n’ont pas à craindre la comparaison avec n’importe quel vin culte au monde. (David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

La Pèira 2007 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate, Inc. Reproduction autorisée 

Las Flors de la Pèira Terrasses du Larzac 2007 (93-94)

Le Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac Las Flors de la Pèira 2007 se compose de Syrah et de Grenache à parts égales d’environ 40%, complétés par du Mourvèdre, mais quel Mourvèdre! Vendangée seulement fin octobre, cette composante du vin déploie les arômes typiques de ce cépage – chocolat, laurier, viande crue – tout en restant juteux et vif  malgré son degré d’alcool. A lui tout seul, ce cépage aurait fait une cuvée magnifique, mais les synergies de cet assemblage sont encore plus impressionnantes. Le verre libère des arômes de noix de coco, lys, pâte d’amande, framboise noire, complétées par d’intenses notes de fruits distillés. Une richesse chocolatée et l’impression vive d’un parfum floral voluptueusement doux précèdent une bouche crémeuse comme une liqueur. Une importante quantité de fruits noirs frais coule soudainement dans ce lac opulent, maintenant vivacité et une fine fraîcheur, tandis que des notes salées et crayeuses montent dans la longue finale et renforcent l’impression d’une complexité fraîche qui contribue à atténuer le soupçon de chaleur lié à un degré d’alcool élevé.

Compte tenu de cette élégance, le vin devrait gagner en restant au moins 6 à 8 ans en bouteille.  (David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

Las Flors de la Pèira 2007 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate, Inc. Reproduction autorisée

Obriers de la Pèira 2007 (91-92)

Dans mon monde imaginaire, où les autorités de réglementation exigeraient de chaque vigneron du Languedoc de sauvegarder quelques vieux pieds de Cinsault et de Carignan, elles devraient également être obligées de goûter Les Obriers de la Pèira 2007 du domaine de La Pèira ou n’importe quel autre millésime de ce remarquable assemblage de deux tiers de Cinsault et d’un tiers de Carignan. La production a déjà dépassé les mille caisses et représente ainsi en quantité un peu plus que l’ensemble des trois autres cuvées du domaine.

Ceci dit, les rendements appliqués à ces vieilles vignes (sans parler de ceux qui entrent dans les autres vins du domaine) laisseraient la plupart des autres producteurs sans voix. Pour ce vin, on pourrait parler d’une «rencontre entre amandes (Cinsault) et noix (Carignan)». Sa richesse en arômes de noix et notes toastées est mise en valeur par la fermentation et le vieillissement dans de grandes cuves en chêne. (Quand je l’ai dégusté, on y avait ajouté une petite quantité vieillie en barrique). Là aussi, une forte présence de cerises noires et de mûres avec une touche de menthe.

Avec sa rondeur soyeuse et séduisante, une énorme maturité qui fait penser à une liqueur, malgré l’alcool caché et avec un cœur vif de fraîcheur fruitée, ce vin sera irrésistible dès sa mise en vente, mais qui sait pendant combien d’années il continuera à enchanter ? (David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

Obriers de La Pèira 2007 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate 2009, Inc. Reproduction autorisée

2006

La Pèira Terrasses du Larzac 2006 (95)

Des arômes de moka, miel, cassis, cerises pochées et iris composent ce Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac La Pèira 2006, un vin doux-amer et complexe. Ses pointes de douceur confite ainsi que sa texture particulièrement élégante suggèrent une bouche de crème au beurre, accompagnée d’un parfum floral doux-amer et avec la même teneur juteuse de fruits frais qui caractérise tous les vins de ce producteur. La subtilité et le raffinement surpassent Las Flors, qui est pourtant déjà remarquable de ce point de vue, même si cette cuvée est légèrement moins enveloppante dans sa richesse;

Un côté chatoyant, limpide, minéral vraiment remarquable et très loin des présences crayeuse dans le 2007.  (David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

La Pèira 2006 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate 2009, Inc. Reproduction autorisée

Las Flors de la Pèira Terrasses du Larzac  2006 (94)

Le Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac Las Flors de la Peira 2006 – avec un  peu plus de Grenache et un peu moins de Syrah que le 2007 – présente un nez à la fois capiteux et luxuriant de lys fanés, iris, fruits noirs confits, chocolat à la menthe, résine et épices à gâteau. Une bouche de fruits noirs saupoudrés d’épices et gorgés de chocolat se développe sur un fond crayeux et pierreux, tandis qu’une profusion florale persiste jusqu’à la finale magnifiquement souple. Son parfum tout comme sa richesse cacaotée et sa texture veloutée me font penser à un grand Pomerol. Malgré son extrême maturité et intensité, il garde un magnifique potentiel de légèreté et d’élégance.

Il y a ici une autre preuve (dans un style totalement différent de celui des vins d’Olivier Jullien), que 2006 était une année particulièrement privilégiée dans cette partie des Terrasses du Larzac. Ce vin devrait vieillir en beauté pendant au moins une dizaine d’années.  (David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

Las Flors de La Pèira 2006 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate, Inc.  Reproduction autorisée

Obriers de la Pèira Terrasses du Larzac  2006 ( 90)

Les Obriers de la Peira 2006 se distingue par des arômes de cerises pochées, noix grillées et marjolaine. Moins raffiné et complexe, mais avec une grande pureté du fruit et de bout en bout la même exubérance et fraîcheur que le 2007, il garde une profonde richesse, avec des notes d’huile de noix et de chocolat qui remontent en finale. Ce sera certainement intéressant de suivre son évolution pendant quelques années, même s’il est destiné – et tout à fait susceptible – à être savouré immédiatement. (David Schildknecht Wine Advocate  June 2009)

Obriers de la Pèira 2006 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate, Inc.  Reproduction autorisée

(Note : voici également la critique du même vin par Robert Parker pour Wine Advocate)

Obriers de la Pèira Terrasses du Larzac 2006  (93)

Puisque mon collègue David Schildknecht n’a pas eu l’occasion de le déguster, cet assemblage de 65% de Cinsault et de 35% de Carignan est mentionné ici, même s’il n’est pas issu de la Vallée du Rhône. Ce domaine vise le même niveau que le grand Négly dans la production de vins de haut de gamme dans le Languedoc, et ce millésime 2006 représente son entrée de gamme. Situé quelque part entre un grand Côte Rôtie et un excellent Hermitage, ce vin affiche une robe pourpre saturée avec un nez de mûres et de cassis en pleine maturité, de charbon de bois, de fumée et d’épices.

Avec une belle texture, plein de corps et opulent, ce vin est un exemple stupéfiant de ce que l’on peut accomplir dans cette appellation confidentielle. A boire dans les 5 à 7 ans. (Robert Parker Wine Advocate August 2008)

Obriers de la Pèira 2006 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate, Inc.  Reproduction autorisée 

Deusyls 2006 (92)

Avec une production annuelle de seulement 1.000 bouteilles, le Deusyls 2006 de La Pèira – un assemblage de Viognier avec un tiers de Roussane – illustre que l’étonnant savoir-faire de ce domaine et de sa talentueuse équipe s’étend aussi aux vins blancs. Des notes piquantes de limette, mandarine, poivre, narcisse et acacia éclatent au nez. En bouche, la juxtaposition de la richesse crémeuse de la texture avec un côté piquant et épicé et des notes d’agrumes frais est saisissante et donne envie de prendre volontiers une autre gorgée. Les aspects de gras et de fruit à noyau du viognier sont absents ici, mais on ne le regrette pas. Au cours des deux années, où ce vin s’est enrichi en barrique sur ses lies, celles-ci n’ont subi aucun bâtonnage. La finale, enlevée, raffinée et limpide, rappelle un parfum floral d’une subtile amertume.

Est-ce que le vin est actuellement à son apogée? Qui peut le dire? Mais il est considérablement plus impressionnant que lors de la dégustation un an auparavant et avant la mise en bouteille.  (David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

Deusyls de la Pèira 2006 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate, Inc. Reproduction autorisée

2005

La Pèira Terrasses du Larzac 2005 (93)

Ce Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac de La Peira 2005 dévoile des senteurs de fleur de muscade, menthe, poivre noir, résine, fruits noirs rôtis et un soupçon de viande grillée. Des notes minérales salées, caillouteuses, crayeuses et iodées introduisent une dimension supplémentaire aux baies opulentes, épicées et chocolatées, mais comme dans tous les vins de ce domaine, une part de légèreté et un cœur juteux d’acides de fruits frais restent présents.

Ce vin ne développe pas cette même dimension florale qui rend la plupart des autres vins de ce domaine particulièrement saisissants, mais il compense avec une opulence soyeuse et méritera certainement de vieillir pendant encore 5 à 6 ans, durant lesquels il pourrait s’affirmer par rapport au Las Flors qui est très différent. (David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

La Pèira 2005 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate, Inc. Reproduction autorisée

Las Flors de la Pèira Terrasses du Larzac 2005 (93) 

Pour rester dans les références à la rive droite de la Gironde, on peut dire que ce Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac Las Flors de la Pèira 2005 présente une combinaison qui rappelle le Cabernet franc : gardénia, goudron et cailloutis, accompagnent une profusion d’arômes de fruits noirs, noix grillés et chocolat. Avec une bouche merveilleusement riche – comme un mélange de pâte de noix et de confiture de fruits – il présente également un côté de viande grillée qui était déjà perceptible 18 mois plus tôt, mais qui, du moins pour le moment, ne trouve pas son équivalant charnel dans aucun autre des plus jeunes vins de cette cave. Des pointes de caramel rehaussent le côté sucré, rôti de fruits noirs concentrés, mais une composante de fraîcheur gouleyante et de légèreté précède une longue finale. J’avais sous-estimé le potentiel de ce vin lors d’une dégustation avant la mise en bouteille.

Ce vin constitue une réussite impressionnante dans le contexte de son millésime – et ceci d’autant plus qu’il est issu de la première année de production de ce domaine – et mériterait de vieillir au moins 3 à 5 ans, même s’il est évident que dans le cas d’une nouvelle exploitation il faut du temps pour porter un jugement définitif. (David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

Las Flors de la Pèira 2005 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate, Inc. Reproduction autorisée 

 Obriers de la Pèira Terrasses du Larzac 2005 (92)

Les Obriers de la Pèira 2005 se caractérise par des notes de cerise et de mûre à parfaite maturité et bien nettes, avec de généreuses notes cacaotées et des accents mordants de noix et d’herbes. L’assemblage est le même que dans les millésimes suivants, mais la très chaude et stressante saison de maturation des vignes semble avoir légèrement diminué l’efficacité du Cinsault et considérablement accentué les traits caractéristiques du Carignan. La finale est extraordinairement longue et riche, avec des pointes de tourbe, de noyaux de fruit et de cailloutis qui ajoutent profondeur et complexité. Le goût est considérablement meilleur maintenant qu’un an auparavant et je ne doute pas qu’il mériterait de vieillir pendant encore plusieurs autres années.

Il offre en plus un rapport qualité-prix qui devrait inciter chaque amateur de vin à en acheter autant que possible et de le laisser évoluer. Dommage que seulement 447 caisses ont été mises sur le marché, mais la production a plus que doublé avec le 2006. (David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

Obriers de la Pèira 2005 PDF Copyright 2009, The Wine Advocate, Inc. Reproduction autorisée 

Sur le domaine:

La Pèira en Damaisèla, propriété du compositeur Robert Dougan, résidant à Londres, se trouve entre Jonquières et Aniane sur deux parcelles contiguës, qui ne s’étaient jamais particulièrement distingués auparavant et qu’il avait eu le flair de découvrir en 2004, soit avec une intuition remarquable ou une bonne portion de chance.

Le cône alluvial, où la propriété est située, s’élève en pente douce, comme à Saint Helena ou Rutherford (Californie/Napa Valley), à Saint-Esthèphe ou à Pomerol… et ces comparaisons ne sembleront pas inappropriées, une fois que l’on a goûté à la qualité des vins de La Pèira. Claude Gros (du fameux Château de la Négly) y est le consultant, et on n’a apparemment pas regardé à la dépense pour les nouvelles installations (évidemment avec plein de barriques neuves), et Jérémie Depierre, qui a fait ses classes dans le Bordelais, est le winemaker qui s’implique à fond (même si je suis sûr que lui-même et Dougan préféreraient que je le qualifié plutôt comme quelqu’un qui intervient le moins possible).  On préfère d’ailleurs ici des barriques neuves d’une capacité de 550 – 600 litres aux barriques classiques (225 litres). J’ai eu la chance de déguster les cuvées 2005 et 2006 de la Pèira fin 2007 – avant leur mise sur le marché – et de nouveau en décembre dernier, quand j’y ai goûté pour la première fois l’extraordinaire 2007. Au moment de la mise sous presse de cet article, la première des trois cuvées de rouge du millésime 2007 sera sur le marché, mais aucune des deux autres du millésimé 2006  n’est encore disponible, bien que tous les trois ont été mis en bouteille après une maturation de 20 à 22 mois.

(David Schildknecht Wine Advocate June 2009)

D’Aniane à Jonquières

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Notre première demeure


Notre aventure a débuté en 2004/2005 dans une vieille bâtisse en pierre, entre La Grange des Pères et Mas de Daumas Gassac.

C’est là que nous avons vinifié les millésimes 2005, 2006 et 2007.  Mais l’endroit s’est avéré rapidement trop petit pour un domaine de 11,8 hectares. Pour l’élevage des vins nous étions bien à l’étroit dans notre « étable » – comme nous l’appelions -, coincés entre les cuves et les barriques.

En 2008, avec un petit pincement au cœur, nous avons donc quitté notre première demeure à Aniane pour nous installer dans un chai flambant neuf et plus proche de nos vignes à Jonquières.

Notre nouveau chai

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Film | Récolte 2005 | Mourvèdre | Ancien chai près d’Aniane | Terrasses du Larzac

La Pèira | Mourvèdre | Ancien chai près d’Aniane | Vendange 2005 | Terrasses du Larzac

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Ce petit film montre notre première récolte de Mourvèdre en 2005.

Comme le Mourvèdre est un cépage tardif de maturation, il est récolté le dernier jour des vendanges.

On peux y voir entre autre la pluie d’automne qui menace de tomber, notre ancien chai à proximité d’Aniane, les Villages de Saint-Saturnin de Lucian et de Montpeyroux, les Gorges de l’Hérault, le Pont du Diable et les travaux en cours dans le vignoble et le chai.

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ANDREW JEFFORD BOIT LA PÈIRA EN DAMAISÈLA | ‘WORLD OF FINE WINE’ ARTICLE


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   Andrew Jefford boit „La Pèira en Damaisèla“ 

World of Fine Wine Magazine 

Andrew Jefford boit „La Pèira en Damaisèla“ ‘Une Bouteille’ Cliquez sur l’image pour le PDF


Andrew Jefford
World of Fine Wine numéro 21:
Une Bouteille / One Bottle.
Traduction –
l’article en anglais

La meilleure comparaison serait probablement la pile de manuscrits d’une maison d’édition. Ce fameux tas de manuscrits non sollicités, dans lequel le lecteur espère trouver entre premières oeuvres laborieuses, manuels de régime farfelus et souvenirs d’enfance des anciens, la perle rare avec laquelle il pourrait triompher devant ses supérieurs désabusés. C’est un peu pareil avec les échantillons que reçoivent les critiques de vin. Tous méritent d’être dégustés, pour la plupart ils méritent une note, mais je ne suis jamais tombé sur un seul qui aurait chamboulé mon Panthéon intérieur comme un véritable grand vin peut le faire.

Jamais, jusqu’à ce qu’il y a quelques semaines, quand il m’arrivait du Languedoc un colis mal fagoté avec onze bouteilles et une lettre. Les bouteilles (pour la plupart des échantillons de barrique) avaient de splendides étiquettes d’une classique sobriété avec des noms déroutants et difficile à prononcer. Des vins disponibles chez aucun importateur en Grande-Bretagne, encore moins chez un détaillant. J’avais juste reçu quelques jours auparavant un mail d’excuses d’un de ses créateurs, Rob Dougan, qui me rappelait sa présence l’année précédente à une dégustation à Bordeaux, à laquelle je n’avais pas pu participer.

Enfin, trêve de bavardage. C’étaient les meilleurs échantillons non sollicités que l’on ne m’ait jamais envoyés. J’ai du revoir mon Panthéon. J’ai dit à Rob que je le considère avec son équipe comme des génies. Rob me disait qu’il se contentait de laver les cagettes et que tout est dû à la qualité du café que préparent leurs ouvriers marocains. Le winemaker, Jérémie Depierre, est conseillé par Claude Gros qui s’occupe de beaucoup de grands crus actuels du Languedoc. Claude, de son côté,  selon Rob, laisse à Jérémie une grande marge de manoeuvre pour explorer. Café marocain, conseils avisés, une vinification à la recherche de nouvelles voies, des cagettes impeccables: quelle qu’en puisse être la raison, cela marche.

Les séries étaient composées de trois vins rouges de trois millésimes (2005, 2006 et 2007) et d’un blanc de deux millésimes (2005 et 2006). En juin 2008, seulement les premiers rouges 2005 et les deux millésimes de blanc avaient été mis en bouteilles. On peut en déduire, sans se tromper, que ces vins sont traités avec douceur et patience et qu’ils ne sont pas bousculés pour des considérations commerciales. Quand on prend en compte les très faibles rendements (7-26 hl/ha) et les investissements en matériel et en main-d’oeuvre (vendange manuelle – évidemment -, tables de trie, cuves en bois et barriques neuves dans une grande gamme de contenances), on espère que cette jeune entreprise dispose d’une solide base financière. Les étagères des magasins et les pages des fournisseurs sur l’internet qui proposent ces vins devraient être rapidement dévalisées. A la longue, du moins je le leur souhaite, le défi sera d’équilibrer d’une façon judicieuse les quantités disponibles entre leurs clients.

Puisque cette rubrique est intitulée „One Bottle“, je suis bien obligé de me jeter sur une seule de ces onze bouteilles, même si j’aurais très volontiers chanté les louanges de chacune d’elles. Alors, laquelle?  » „Obriers de la Pèira“ est un assemblage savoureux de Cinsault et de Carignan, élevé dans de grandes cuves en bois. „Las Flors de la Pèira“ est un assemblage Grenache-Syrah-Mourvèdre, vieilli dans des barriques neuves plus petites sur lie (Il n’y a pas de soutirage, « sauf nécessité absolue »). On dirait une liqueur de la garrigue. „La Pèira en Damaisèla“ est un Syrah-Grenache et a le plus faible rendement de tous: Il est encore plus concentré et plus enchanteur en bouche que „Las Flors“, mais avec un style plus vaporeux et parfumé. Le blanc (dont il y  a moins qu’une centaine de caisses) est un succulent et suave assemblage Viognier-Roussanne avec des arômes tout en finesse, vendu comme Vin de Pays de l’Hérault. Alors, une bouteille? Je penche entre „Las Flors“ 2006 et „La Pèira“ 2007.  Allons-y pour le premier, car j’ai un grand faible pour le Mourvèdre, ce vieux grincheux, et ceci même si j’ai donné aux deux Pèira 2006 et 2007 avant la mise en bouteille des notes un peu plus élevées.

Pour développer ses arômes, la bouteille aura besoin de vieillir un certain temps. On y trouve des arômes  onctueux de fruits noirs, juste une touche de réduction, certainement due au Mourvèdre. La comparaison avec le 2005 démontre comment il va rapidement s’épanouir en un vin d’une complexité excitante, avec toute la volupté des nuances d’une chaude soirée. Dès la première gorgée du 2006 on se rend compte que ces fruits noirs sont d’une pureté et d’une profondeur infinies. Cette gorgée est comme un plongeon. Mais pas uniquement cela. Le Languedoc  rêvé – un vin, qui bien que très sur les fruits, réussit à assimiler également les odeurs des collines comme des ombres de la nuit, a été réalisé ici d’une façon brillante. Tous ces vins ont de la matière, mais celui-là plus que la plupart des autres. On y trouve une acidité fraîche qui libère le fruit avec une juste discrétion. Le résultat est un vin rouge équilibré, exaltant, vif, profond, onctueux et aromatique, mais aussi un vin qui porte en lui la marque de ses origines, ce qui est rare. Il a visé plein dans le mille de mon orbite languedocien.

Je ne sais toujours pas si cet éboulis de calcaire du site au pied du plateau du Larzac (où les moutons qui donnent le lait du Roquefort, broutent le thym) a quelque chose d’unique, ou si des vins avec un tel degré de beauté seraient possibles ailleurs dans cette région, mais avec le même niveau de soin et d’attention de la part de la même équipe. Les vignes, qui ont entre 10 et 40 ans, ne sont par particulièrement vieilles. Pour nous, c’est aujourd’hui une grande chance de voir comme les terroirs du Midi acquièrent avec les années couleur et caractère. Ici, les saveurs paraissent avoir un peu plus d‘austérité inhérente que dans la chaude région de La Clape, plus de chair et un autre style d’arômes qu’au Pic Saint Loup, dans l’ensemble une plus grande générosité que dans les rudes Corbières, une plus grande fraîcheur que dans le doux Roussillon, bien que j’aie dégusté de grands vins du Minervois et de Saint Chinian qui ont un profil similaire. Mas Jullien, qui est le meilleur Languedoc à son optimum de vieillissement qui se trouve dans mon carnet, est situé à proximité. De même que Mas de Daumas Gassac et Grange des Pères.

Les cépages typiques du Languedoc, comme ceux cultivés à La Pèira sont à mon avis exactement ce que les pierres réclament, et c’est précisément avec eux que ces vins de ces vieilles routes romanes peuvent rivaliser au mieux avec les Bordeaux, magnifiques, mais excessivement encensés. Si j’avais des terres ici, je ne planterais pas du Cabernet. Mais notre chance est peut-être justement que les deux existent et que nous pouvons comparer. Sous cet aspect, le Languedoc est un exemple pour le reste de la France.